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mardi 19 novembre 2013

The Huffington Post - 19 novembre 2013 [Traduction]

Cher journal : Dido s'ouvre au grand jour avec son best of

Au bout du compte, Dido considère que sa prochaine compilation de morceaux est plus "le journal intime fou de ma vie" qu'un simple best of.

Le best of de Dido, qui sera distribué dès le 25 novembre par RCA Records, dans des formats standard et deluxe, couvre près de 15 ans de carrière, laquelle a commencé en 1999, avec la sortie de No Angel.

Le disque, ainsi que ses trois autres albums studio (dont le dernier, sorti en mars, Girl Who Got Away), sont joliment représentés sur cette compilation de 18 titres, accompagnée de bonus, comme le titre nominé aux Oscars 'If I Rise' (avec A.R. Rahman), et 'NYC', une nouvelle chanson dance entrainante, sortie en octobre.

Le titre 'Stan' d'Eminem, single rap qui a permis à l'Anglaise dotée d'un seul nom de se faire une place aux Etats-Unis, grâce à son sample de 'Thank You', est également sur le disque, représentant le début d'une aventure mondiale remarquable.

L'édition deluxe comporte en plus 13 remixes de quelques unes de ses chansons les plus connues, dont une version inédite de 'White Flag' (Timabland Remix).

De tels exemples prouvent qu'elle était destinée à de grandes choses. Pourtant, lors d'une conversation téléphonique depuis l'Angleterre, la semaine dernière, la londonienne solitaire semblait presque gênée d'accoler des superlatifs à son travail.

"Bonne question", répond Dido d'un ton badin, oscillant entre la douceur et le sarcasme, à la question : qu'est-ce que cette compilation de chansons en particulier a de meilleur ?

"Ce n'est pas quelque chose que j'aurais personnellement suggéré, explique-t-elle doucement. Je ne me suis pas réveillée un matin en me disant : 'Oh, je vais sortir un best of !' Ca ne m'a même jamais traversé l'esprit."

Après que Sony l'ait contactée à propos de ce projet, Dido raconte qu'elle était encore en train de travailler sur Girl Who Got Away et avait besoin d'y réfléchir.

"Je me suis dit que, du moment où je pouvais réaliser quelque chose que j'aimerais vraiment, qui ressemblerait à une célébration en bonne et due forme de ces 15 dernières années", elle trouverait le temps de s'y consacrer. Même pour une British qui jongle entre ses rôles d'épouse/mère/fille/sœur/chanteuse/auteur.

Non pas qu'elle ait besoin de prouver le poids de sa carrière, mais peut-être que son best of servira de douce piqure de rappel quant à ce que Dido a discrètement mais habilement accompli depuis son arrivée sur le devant de la scène.

La grâce innée de sa voix raffinée se mélange magnifiquement avec la nature personnelle et puissante de ses paroles. Bien sûr, la chanteuse détachée qui, pendant des années, a produit des disques de platine et des clips créatifs mais de bon goût, sans la moindre trace de boule de démolition ou de masse [Ndlt : en référence au clip de Miley Cyrus, 'Wrecking Ball', dans lequel elle chevauche et embrasse les objets en question], n'est pas contre un peu de chaos maîtrisé dans sa vie.

L'interprète expérimentée, qui joue de divers instruments, dont la guitare, le clavier, la flûte à bec et la batterie, met en valeur sa musique avec des tempos électro dance, des basses propulsives, et des collaborations passionnées avec des artistes allant d'Eminem à Kendrick Lamar.

La lauréate du MTV Europe Music Award de la révélation de l'année 2001 n'a pas regardé la cérémonie de cette année, diffusée plus tôt ce mois-ci, lorsque le dernier coup de pub de Miley Cyrus est parti en fumée [Ndlt : Miley Cyrus a allumé un joint au moment de recevoir un prix], mais elle est assez curieuse pour demander comment était l'émission.

"Je trouve que c'est une époque très excitante, explique Dido à propos de la scène pop actuelle, bien trop élégante pour dénigrer qui que ce soit. J'aime le fait que les gens aient la possibilité de faire connaitre leur travail, quel que soit la manière [de le faire]. Et pas nécessairement tout un album, mais des collaborations diverses. Je trouve qu'il y a beaucoup de bons sons en ce moment."

Tandis qu'elle dit découvrir de nouvelles choses chaque jour, en ce moment, Dido s'extasie sur le son électro de Pete Lawrie Winfield (connu sous le pseudo Until The Ribbon Breaks), et sur les derniers albums de London Grammar (If You Wait) et Lorde (Pure Heroine). Elle ajoute : "J'ai d'ailleurs téléchargé l'album d'Eminem [(The Marshall Mathers LP 2], il y a deux jours, et je l'adore vraiment."

Malgré tout, Dido reste une sorte de romantique à l'ancienne qui écoute toujours la musique à la radio, influençant les audiophiles qui regrettent les jours passés, ceux d'avant les livres confessions et les vidéos virales montrant des garçons (et des filles) qui se comportent mal.

En clair, lui dit-on, la beauté de sa musique réside dans... la beauté de sa musique.

"C'est tout ce que j'ai, en quelque sorte, dit-elle modestement, avec un rire bref, en se souvenant de l'époque où les gens pensaient que Dido était le nom d'un groupe suédois. Mais c'est ce que j'aime... Avant, on n'avait pas besoin de se connaitre aussi bien. On se disait simplement : 'J'adore cette musique, et je me fiche de ne rien savoir de la vie de son interprète.'"

"Je crois que l'une des raisons qui font que quelqu'un comme Adele parle tellement aux gens, c'est qu'en fait, on n'en sait pas beaucoup sur sa vie. Et je trouve ça super. Ca implique qu'on écoute ses chansons et qu'on puisse se les approprier."

Avec plus de 29 millions d'albums vendus, Dido a un large public à travers le monde. Et, bien qu'elle dise être satisfaite de l'accueil fait à Girl Who Got Away, son premier album studio depuis cinq ans, après qu'elle ait pris une pause pour fonder une famille, le disque n'est resté que trois semaines dans le top 200 de Billboard, avec un pic à la 32 position du classement. En comparaison, son second album, Life For Rent, s'est classé 4ème, et est resté classé pendant 47 semaines.

Dans un monde où des fans capricieux demandent souvent : "Qu'est-ce que tu as sorti pour moi, récemment ?", une interruption de carrière peut se révéler être la plus grande peur d'un artiste.

Etre éloigné des projecteurs pendant si longtemps effraierait quasiment quiconque court après la gloire. Mais Dido n'y a pas réfléchi à deux fois.

"Ce n'est pas comme si j'essayais de me raccrocher à quoi que ce soit, si je puis dire, explique-t-elle après avoir décidé de ne pas faire de 'grande tournée mondiale' avant qu'elle ne termine son prochain album, qu'elle 'espère' finir l'année prochaine. Tout ce que j'essaie de faire, c'est créer de la musique et la mettre à la disposition de ceux qui voudraient l'écouter. Mais je ne ressens pas un besoin désespéré de m'accrocher à un certain degré de célébrité, ou un truc dans le genre."

Dido a été plus déçue quant à la réaction peu enthousiaste face à Safe Trip Home, album sorti en 2008 et ignoré par la plupart des gens, qu'elle a coproduit avec Jon Brion, et qui inclut les participations de Mick Fleetwood à la batterie, Brian Eno au clavier, et son coauteur de frère, Rollo Armstrong. Le moment semblait opportun pour marquer une pause et faire de sa famille une priorité.

"J'ai mis mon coeur et mon âme dans cet album, dit-elle sans la moindre trace d'amertume. Et pratiquement personne ne l'a entendu. Ce n'est pas grave, il est là pour être entendu, un jour."

D'un point de vue personnel, elle considère 'Grafton Street' comme "de loin" sa chanson la plus significative. Elle l'a écrite en 2006, juste après le décès de son père, William O'Malley Armstrong, à l'âge de 68 ans, après qu'il ait passé 10 ans à l'hôpital.

No more trips to Grafton Street
(Plus de visites à Grafton Street)
No more going there
(Plus de visites là-bas)
To see you lying still
(Pour te voir étendu, immobile)
While we all come and go
(Alors que nous allons et venons tous)


"'Grafton Street' peut encore réussir à me faire pleurer, révèle-t-elle. Je ne pleure pas facilement, mais si je me sens vulnérable, ce titre peut tout à fait [me faire pleurer]..."

"Ma vie entière se résumait à ça : mes visites à l'hôpital, mes voyages en avion pour me rendre sur un lieu de concert, et revenir pour lui rendre visite à l'hôpital, dit-elle. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble. Nous avons passé des moments extraordinaires, malgré le fait que l'hôpital ait été un lieu très sombre. Nous avons passé des grands moments dans cette chambre. Et la chanson parle du fait de regretter ce temps passé en ce lieu."

Il est vrai, cependant, que cette chanson "très, très honnête était très dure à interpréter sur scène, admet Dido. Et je n'y avais pas vraiment réfléchi auparavant. Une grande partie de cet album était très sombre et très dure à interpréter sur scène. Bien sûr, je ne voulais pas vraiment partir sur une grande tournée avec cet album en particulier. C'est à ce moment là que j'ai pensé à me retirer un petit peu de la vie publique."

'Grafton Street' et 'Quiet Times', également extraite de Safe Trip Home, "figurent parmi les meilleurs chansons que j'ai pu écrire, explique-t-elle. Et elle n'ont pas eu droit à leur moment de gloire."

Ainsi donc, l'entrepreneur plein de ressources qu'elle est a décidé de leur donner, ainsi qu'aux auditeurs, une deuxième chance, en les incluant toutes deux dans son best of.

Lorsqu'elle s'est finalement dévouée au projet qui avait "surgi devant elle", Dido a pris le contrôle total quant au choix des titres.

"J'ai passé deux semaines complètement dingues à mettre en place le projet. Mais c'était très appréciable", dit-elle.

Si d'aventure quiconque voulait lui apporter sa contribution, il se voyait remercié.

"J'ai dit à tout le monde qu'ils étaient libre d'avoir leur opinion, mais que... [rires] Vraiment, j'aurais aussi bien pu envoyer un e-mail collectif pour dire : 'C'est très gentil à vous de me dire ce que vous voulez voir sur le disque, mais c'est mon disque, alors c'est moi qui choisis.'"

Alors que sa voix apaisante et stimulante brille sur des titres comme 'Here With Me' et 'Thank You', Dido révèle qu'elle ne s'est mise à chanter que sur le tard.

"Je ne me souviens pas d'une époque où je ne jouais pas de la musique, dit-elle. Mes souvenirs les plus anciens remontent à l'école primaire, lorsque je jouais de la flûte à bec, de la musique, et que je courais à l'étage après être rentrée de l'école pour m'entraîner à jouer. C'est tout ce que je voulais faire."

Il est aisé de comprendre pourquoi elle n'a jamais pris de cours de chant, mais à ce jour, la perfectionniste qui sommeille en elle se dit toujours que, peut-être, elle le devrait.

C'est difficile à croire, en particulier après avoir entendu son don inné, ses cordes vocales bénies qui n'ont aucunement besoin d'être améliorées.

Alors qu'elle a chanté pour la première fois en public, âgée de 17 ans, à l'école pour garçons qu'elle fréquentait, Dido se souvient qu'interpréter 'Summertime' et 'Cry Me A River' avec un orchestre de jazz était un pari risqué. "J'étais en osmose avec Ella Fitzgerald."

Dido a pris une autre direction, et semble avoir bu quelques verres de la Fontaine de Jouvence. Aujourd'hui, près de 25 ans plus tard (son 42ème anniversaire tombe le jour de Noël), elle élève un autre musicien dont le penchant premier et de jouer de la musique, et non pas de chanter.

Telle mère, tel fils.

"C'est un batteur incroyable", confie joyeusement Dido à propos de son fils Stanley, âgé de 2 ans, qu'elle a eu avec son époux Rohan Gavin, un auteur britannique qu'elle qualifie également de musicien talentueux.

Etant donné que les deux parents ont appris à jouer de la musique tôt dans leur vie, son fils "a probablement hérité d'un peu de ça dans son ADN." Mais la passion de Stanley réussit à l'étonner.

"Il ne s'arrête jamais... Depuis le moment où il a pu bouger ses mains, il ne s'est plus arrêté de jouer de la batterie, raconte Dido. Il ne me laisse même pas approcher de la batterie. Je n'ai jamais pu lui montrer comment en jouer, parce qu'il attrape toujours les baguettes et s'assoit pour jouer... Tout sert de batterie de substitution. Le moindre meuble, le moindre jouet se transforme en batterie, et il adore ça..."

"C'est tellement adorable à voir. Vous savez quoi ? Il oubliera sûrement cette obsession lorsqu'il aura 4 ans, mais pour l'instant, je crois que c'est un de ses grands plaisirs dans la vie."

Pour Dido, son petit garçon qui bat le rythme est sans doute l'interprète des meilleures chansons qu'ils soient.

Traduction de Dido France. Reproduction interdite.

The Huffington Post - 19 novembre 2013

Dear Diary: Going on Record, Dido Opens Up With Greatest Hits

Ultimately, Dido believes her upcoming collection of songs is "the crazy diary of my life" rather than a greatest hits record.

Dido's Greatest Hits, available on November 25 through RCA Records in standard and deluxe editions, covers almost 15 years, beginning in 1999 with the release of No Angel.

That and her three other studio albums, including last March's Girl Who Got Away, are nicely represented on this 18-song compilation, along with treats such as the Academy Award-nominated "If I Rise" (with A.R. Rahman) and "NYC," a lively new dance track that was released in October.

Eminem's "Stan," the rap single that put the UK woman who only needs one name on the U.S. map thanks to her sample of "Thank You," is also there, signifying the start of a remarkable global adventure.

The deluxe edition adds 13 remixes of some of her most popular songs, including a previously unreleased version of "White Flag (Timbaland Remix)."

Such examples provide proof that she was destined for greatness, yet during an overseas phone conversation last week, the lovely Londoner almost seemed embarrassed to attach superlatives to her work.

"Nice question," Dido said in a playful tone ranging somewhere between sweet and sarcastic when asked what makes this particular collection of songs great.

"It's not something that I would have suggested doing," she explained softly. "I didn't wake up one morning and think, 'Oh, I'm going to do a greatest hits album.' It never even crossed my mind."

After Sony approached her with the idea, Dido said she still was in the middle of making Girl Who Got Away and needed some time to consider it.

"And I thought as long as I can put together something that I truly love, that feels like a proper celebration of the last 15 years," there would be enough hours in the day to make it happen. Even for a Great Brit who's balancing being a wife-mother-daughter-sister-singer-songwriter.

Not that she needs a career validation, but perhaps Greatest Hits will serve as a gentle reminder of what Dido has quietly but skillfully accomplished since bursting on the scene.

The effortless grace of her understated vocals blend splendidly with the powerfully personal nature of her lyrics. Of course, the cool chanteuse who for years was cranking out platinum records and imaginative but tasteful videos without a wrecking ball or sledgehammer in sight doesn't mind some controlled chaos in her life.

The seasoned performer who plays various instruments, including guitar, keyboards, recorder and drums, enhances her sound with electronica dance beats, propulsive bass lines and impassioned collaborations with artists ranging from Eminem to Kendrick Lamar.

The winner of the MTV Europe Music Award for best new act in 2001 didn't watch the EMA's earlier this month, when Miley Cyrus' latest publicity stunt went up in smoke, but still was curious enough to ask if it was a good show.

"I think it's quite an exciting time," Dido said of today's pop music scene, too classy to diss anyone. "I like that people can put things out any which way. It's not necessarily a whole album. It's just sort of various collaborations and I think there's a lot of good stuff around."

Saying she's discovering new things everyday, Dido at the moment is raving about electronic act Pete Lawrie Winfield (under the guise of Until the Ribbon Breaks), recent albums by London Grammar (If You Wait) and Lorde (Pure Heroine), then added, "I actually downloaded the Eminem album (The Marshall Mathers LP 2) a couple of days ago; I'm really enjoying that."

Still, Dido remains a romantic throwback of sorts who still listens to music on the radio, influencing audiophiles who yearn for the days or yore before tell-all books and viral videos captured boys (and girls) behaving badly.

Simply put, she's told, the beauty of her music lies in the beauty of her music.

"I mean, yeah, it's sort of all I've got, really," she modestly said with a laugh, remembering when people thought Dido was the name of a Swedish band. "But I mean that's what I love. ... Back then, we didn't have to know each other quite so well. It was like, 'I just like this music and I don't care if I don't know anything about this person's life.'

"I think one of the reasons that someone like Adele resonates so much with people is that actually we don't know much about her life. And I think that's great. And it means that you listen to her songs and you make them your own."

Having sold more than 29 million albums, Dido has plenty of listeners worldwide. And though she said she's pleased with the response to Girl Who Got Away, her first studio album in five years after taking some time off to start a family, it only remained on the Billboard 200 charts for three weeks, peaking at No. 32. By comparison, her second album, Life For Rent, peaked at No. 4 and was on the list for 47 weeks.

In a world where fickle fans often ask -- "What have you done for me lately?" -- career interruptus might be an artist's biggest fear.

Being out of the limelight for so long would scare almost anyone who craves attention. But Dido didn't give it a second thought.

"It's not like I'm trying to hang on to anything, if that makes sense," she said, deciding to hold off on a "full-blown around-the-globe tour" until she completes her next record "hopefully" next year. "Like, you know, all I'm ever trying to do is make music and put it out there and it's there for people if they want to hear it. But I'm not feeling like a desperate need to hang on to a certain level of fame or anything like that."

Dido was more disappointed with the lukewarm reaction to 2008's mostly overlooked Safe Trip Home, the album she co-produced with Jon Brion that features Mick Fleetwood (drums), Brian Eno (keyboards) and her co-songwriting brother, Rollo Armstrong. The timing seemed right to press pause and make family a priority.

"I put my heart and soul into that record," she said without a tinge of bitterness. "And pretty much no one's heard it, which is fine, and it's sort of there to be heard one day."

Personally, she considers "Grafton Street" her most meaningful song "by far," written just after the 2006 death of her 68-year-old father, William O'Malley Armstrong, who had spent 10 years in the hospital.

No more trips to Grafton Street
No more going there
To see you lying still
While we all come and go


"'Grafton Street' still could make me cry," she said. "I'm not a big crier but if I was feeling vulnerable, that one definitely could...

"My whole life was sort of built around visiting him in the hospital and then getting on a plane and going and doing a show and then coming back and visiting the hospital," she said. "You know, we spent so much time together. We had these amazing times, even though the hospital was this really dark place. We had amazing times in that room. And it's sort of a song about, wow, actually really missing being with you in this place."

Admittedly, though, this "very, very honest" song "was quite hard to sing live," Dido said. "And I hadn't really thought it through, you know. And a lot of that album was very dark and quite hard to do live. Of course, I didn't really want to do a big tour on that particular record. And that's when I thought I'd disappear from view a little bit."

"Grafton Street" and "Quiet Times," also from from Safe Trip Home, "were some of the best songs I've ever written," she said. "And they don't get their moment in the sun."

Yet the ever resourceful entrepreneur decided to give them -- and listeners -- a second chance by including both in the Greatest Hits package.

When she finally committed to the project that "was sprung on me," Dido took total control of song selection.

"I had a crazy, crazy couple of weeks of putting the whole thing together. But it was really enjoyable," she said.

If others wanted to provide input, it was a matter of thanks, but no thanks.

"I basically told everyone that they were entitled to their opinions but ... (laughs) I definitely, I was very much like I could've sent out an email saying, 'You're very welcome to tell me what you want on it but this is my record, so I'm choosing.'... And I'm like, 'You know what, this feels right for me, so I trust my instincts on it.' "

While her calming, inspirational voice shines on tracks such as "Here With Me" and "Thank You," Dido revealed that she was a late bloomer when it came to singing.

"I don't remember a time not playing music," she said. "Like my earliest memories are from being at primary school playing recorder, playing music, and just running upstairs when I got home from school to practice. That's just all I wanted to do."

It's easy to understand why she never took a voice lesson, but to this day the perfectionist in Dido still thinks, "Maybe I should."

That's hard to believe, especially after hearing her innate gift, those golden pipes that don't require any fine-tuning.

Singing publicly for the first time as a 17-year-old at the boys school she attended, Dido recalled it was a risky move to perform "Summertime" and "Cry Me a River" with a jazz band and thought, "I was channeling Ella Fitzgerald."

Dido went in another direction, and apparently made a few side trips to the Fountain of Youth. Now, nearly 25 years later (her 42nd birthday is on Christmas Day), she is raising another musician whose initial inkling is to play music, not sing it.

Like mother, like son.

"He's an insane drummer," Dido joyously said about her 2-year-old Stanley with husband Rohan Gavin, a British writer who she said is also a great musician.

Since both parents learned to play music early in life, her son "is probably getting a little bit of that passed down through the DNA." But Stanley's passion even amazes her.

"He just doesn't stop. ... Since the moment he could move his hands, he hasn't stopped drumming," Dido said. "He won't even let me on the drum kit. So I've never been able to show him how to drum because he always grabs the sticks and just sits there. ... Everything's a drum. Like every single piece of furniture, every toy eventually becomes a drum and he just loves it. ...

"It's so sweet to watch. You know what? He'll probably forget all about it when he's 4, but right now I think that's one of his huge pleasures in life."

For Dido, her little drummer boy undoubtedly is delivering the greatest hits of them all.

(Source)

jeudi 7 novembre 2013

Express - 7 novembre 2013 [Traduction]

"Tout ce que j'avais en tête, c'étaient The Wiggles [Ndlt : un groupe de musique pour enfants] !" Dido révèle les risques du syndrome de la page blanche après avoir donné naissance à son fils

Malgré une carrière qui s'est étendue sur 15 ans, et le fait d'être l'heureux artisan d'un best of, Dido révèle qu'elle a souffert du syndrome de la page blanche après avoir eu son premier enfant.

L'auteur et interprète britannique explique qu'après la naissance de Stanley, âgé de deux ans, tout ce qu'elle entendait en boucle dans sa tête, c'étaient des jingles pour enfants.

Dans un entretien exclusif avec le Daily Express Online, Dido explique que même son époux, Rohan Gavin, a commencé à douter de ce que l'avenir réservait à l'interprète de 'White Flag'.

A propos du temps écoulé entre ses troisième et quatrième albums, Dido, 41 ans, déclare : "On a toujours l'impression de faire de la musique, et puis, en un clin d'œil, quatre ans ont passé."

"Bien sûr, j'ai eu un enfant, et je faisais différentes choses, mais quand Stanley est arrivé, je n'ai pratiquement rien fait pendant un an. Je passais du temps avec lui."

"Je ne pouvais rien écrire, de toute façon. Tout ce que j'entendais dans ma tête, c'était le jingle de The Wiggles."

"Je me rappelle de mon mari me disant : 'Je ne vois pas comment tu pourrais écrire une nouvelle chanson à l'avenir.'"

"On chante des comptines toute la journée, et quand on s'assoit au piano, on ne peut pas s'en défaire."

Elle poursuit : "C'est bizarre, maintenant, de jongler entre la maternité et ma carrière. C'est comme garder un équilibre entre deux choses diamétralement opposées."

"Avant le festival de Reading [Dido a fait une apparition pendant le concert d'Eminem], comme je devais passer tard, j'ai passé une super journée avec Stanley, je lui ai fait à manger, on a joué, puis je suis montée en voiture et puis sur scène."

"C'est éprouvant, mais c'est ce qui est bien : tout à un sens maintenant."

"Des années auparavant, j'aurais pu faire le plus grand concert de ma vie, avec le public qui chante en chœur, et ç'aurait été la chose la plus incroyable au monde, mais on ne le ressent pas forcément."

"Mais avec Stanley à mes côtés, je le ressens. C'est difficile à expliquer sans avoir l'air idiot, mais il a changé ma manière de voir la vie."

"Les petits détails ont une très grande importance maintenant. Et ça me rend beaucoup plus efficace en ce qui concerne le temps."

"J'avais l'habitude de trainer, assise dans le studio, pendant des jours entiers, pour réfléchir à une idée, sans que ça me mène quelque part plus vite ou plus efficacement.

La lauréate d'un Brit Award ajoute : "Je lui ai montré la vidéo de Reading, et il ne se rend pas vraiment compte de ce qu'il se passe, il dit simplement : 'Maman chante !' Et, pour moi, ça donne tout son sens à la vie."

Une autre raison qui a forcé Dido à lutter pour coucher ses idées sur la papier est qu'elle était, en gros, trop étourdie de bonheur.

Elle révèle que son inspiration pour écrire requiert normalement une situation "conflictuelle", mais elle ne pouvait tout simplement pas ressentir ça après avoir eu son fils.

Dido explique : "Les paroles ne peuvent pas être simplement gaies, ou simplement tristes. Si elles n'étaient que tristes, ce serait tellement épouvantable."

"J'ai vraiment remarqué ça quand Stanley est arrivé, étant donné que mes sentiments pour lui ne sont absolument pas conflictuels. Je l'aime, tout simplement."

"C'est le sentiment le plus pur, mais on ne veut pas écrire sur ça, il n'y a aucune part sombre."

"Une chanson à besoin d'obscurité et de lumière, de solitude, et elle doit peut-être même posséder un sentiment de d'isolement."

"Mais on ne se sent plus jamais seul lorsqu'on a un enfant ; j'ai totalement reconsidéré ma manière d'écrire."

"Je peux parfois utiliser l'émotion de l'histoire d'une tierce personne, puisque je peux ressentir très profondément les choses que d'autres ressentent. Si j'aime quelqu'un, et que cette personne souffre, je le ressens."

Dido, dont le best of sort le 25 novembre, confesse qu'elle a été surprise lorsque Sony l'a approchée pour le disque.

Mais lorsqu'elle a commencé à le mettre en place, ainsi que les remixes, elle s'est beaucoup impliquée dans le processus.

Elle raconte : "J'ai fini par réunir tous ces souvenirs, des photos, des anciens passes, des paroles originales, de rangements que j'avais oubliés. C'est devenu un incroyable journal intime."

"Les chansons rappellent des souvenirs tellement nets et vrais, comparés à la version confuse et floue dont on croit se souvenir."

"Alors quand j'écoute [un titre], je me souviens précisément où je me trouvais et ce que j'éprouvais lorsque j'ai écrit une chanson. C'était une variation de sentiments très émouvants."

"C'est sans aucun doute une célébration de ces 15 dernières années. J'aime réécouter, je ne me dis jamais que j'aurais dû changer telle chose ou telle autre."

"J'étais sur la route, en tournée, pendant tellement longtemps, et on s'habitue à jouer des titres en live d'une certaine manière. De sorte que, lorsqu'on réécoute un titre, on avait oublié ce que donnait la version enregistrée, et j'adore ça."

Traduction de Dido France. Reproduction interdite.

Express - 7 novembre 2013

'All I could hear was The Wiggles!' Dido reveals perils of writer's block after having son

DESPITE having a career that spans 15 years, and now being the proud artist of her Greatest Hits album, Dido revealed she hit writer's block after having her first child.

The British singer/songwriter said that following the birth of two-year-old Stanley, all she could hear in her head playing on loop were children's jingles.

Speaking exclusively to Daily Express Online, Dido explained that even husband Rohan Gavin began to question what the future held for the White Flag songbird.

Reflecting on the gap between her third and fourth albums, Dido, 41, said: "You always think you're making music, then suddenly four years has passed.

"Obviously I had a baby, and I was doing various things, then after Stanley came along I didn't do anything pretty much for the first year. I just hung out with him.

"I couldn't write anything anyway, all I could hear in my head was the jingle to The Wiggles.

"I remember my husband saying to me, 'I don't know how you're ever going to write another song again.'

"You find yourself singing these nursery rhymes all day, then you're sitting at the piano, and you can't clear them out."

She continued: "It's strange now, juggling motherhood and my career. It's like balancing two completely different entities.

"Before Reading Festival [Dido made a guest appearance during Eminem's set], I was on late, so had a lovely day with Stanley, made his dinner, played, got in a car, then went onstage.

"You do have to flip, but that is what's so lovely, everything means something now.

"Years ago, I might have been doing the biggest gig ever and everyone's singing along, and it's the most amazing thing in the world, but you don't necessarily feel it.

"Whereas with Stanley around, I feel it. It's hard to explain and sounds really naff, but he's changed the way I look at life.

"The little things mean so much now. And it also makes me really efficient with time.

"I used to sit around in the studio for days and days, just meandering on an idea, and it didn't necessarily get me anywhere any faster or better."

The BRIT-winner added: "I showed him the footage of Reading, and he doesn't really know what's going on, he just goes, 'Mummy, singing!' And that for me makes it all make sense."

Another reason Dido struggled to get her ideas down on paper was because she was, essentially, too giddy with happiness.

She revealed that being inspired to write songs usually requires a situation that's "conflicted", but she simply couldn't feel this way after having her son.

Dido said: "Lyrics can't just be happy, or just be sad. If it was just sad, it would be so miserable.

"I really noticed this when Stanley came along, as I just don't feel conflicted about him in anyway. I just love him.

"It's the purest feeling, but you don't want to write about it, there's no darkness to it.

"What a track needs is dark and light, loneliness, and maybe a solitary feeling within it.

"But you never feel lonely again when you have a child, I've definitely reassessed how I write.

"Sometimes I can use emotion from someone else's story, as I feel things quite deeply that others do. If I love someone and they're hurt, I feel it."

Dido, who is to release her Greatest Hits compilation on November 25, confessed she was surprised when Sony approached her about the record.

But as she began to piece it together, as well as the remixes, she became heavily involved in the process.

She said: "I ended up pulling all this memorabilia – photographs, old passes, original lyrics – out of storage I had forgotten I owned. It became this amazing diary.

"Songs bring back such clear, true memories, compared to the muddled hazy version we think we remember.

"So when I listen, I remember exactly where I was and how I was feeling when I wrote the song. It was an emotional roller coaster.

"It definitely feels like a celebration of the last 15 years. I enjoy listening back, I never think I should have changed that or that.

"I toured for so long, and you get so used to playing songs live in a certain way, that when you listen, you forget how the record sounded, which I love."

(Source)

vendredi 1 juillet 2011

Q Magazine - Juillet 2011

She's Cracked It!

Dido Florian Cloud De Bounevialle Armstrong left home at 15, reckons she's "worth 15 billion pounds", guzzles painkillers and measures hotel swimming pools before she checks in. "I'm just a normal North London girl", she insists to Adrian Deevoy.

Slightly Crap On The Guitar.

How were you in 2001? In control, it seemed...
Not dissimilar to how I am now. I didn't know what was going on then and I don't know now, but I've never stopped and looked at the bigger picture, I've not questioned things. Then and now, I see the world through songs and that excites me as much as ever.

Were you happy?
Yes, because I'd discovered that music was utterly limitless and it would entertain me for the rest of my life. If they invented a drug that would make us live forever, I'd never get bored of music. Whatever happens, whatever comes my way, music is a rock of certainty. Whenever I'm on a plane and things get turbulent, I start humming for comfort. It really freaks people out.

Did you enjoy being super famous?
I got the balance right. I don't feel people need to know me. I feel the same about other singers. I love Adele. She transports me somewhere special but I don't want to know anything about her. It would spoil things.

Were you scared of playing live?
At first definitely. I had such bad panic attacks - which isn't entirely a bad thing - but when I was up there I'd lose myself in it. I really don't like miming. I did it once on Italian television for 'Hunter'. I had no idea how to do it. Never Again.

What happened with Safe Trip Home: artistic triumph but commercial disappointment?
Who knows? Maybe it was timing, maybe people didn't hear it. I love that record, it was a labor of love and I ripped my heart out on songs such as 'Grafton Street'. I feel it was there for the taking - I didn't want to ram it down anyone's throat - and people chose not to take it. After a few gigs, I realized these songs were too dark and emotional to bounce around on stage. It was the wrong album to tour heavily, so I didn't.

And the new album?
Half is some stuff I did when I went around America with a keyboard. I'd sing the vocals in my hotel room the moment I'd finished writing the song, with the microphone propped up on a pile of books. The other half is a big electronic extravaganza. Everything I love's there including my brother Rollo. I've massively over-written.

How's the rest of 2011 looking?
I'll finish the record. Then I'll have a baby. After that, I might be quite busy and tired, so the album won't appear until I'm ready. Then I want to go back on the road. I'm overjoyed to be pregnant, but I've really missed playing live. I'm always shell-shocked to discover people out there wanting to listen.

Any regrets?
Not being better at the guitar. There's no excuse, but in a way it's better being slightly crap, because when I learn a new chord, I go off and write 5 songs to celebrate.

What would the Dido of 2011 say to the Dido of 2001? Would she like her?
We'd definitely get on, seeing as we're the same person. I'd say, "You're going to love this because it's going to be so great. Don't think about it, enjoy it."

(Source)

lundi 22 décembre 2008

Session de questions/réponses du site officiel - 22 décembre 2008

What was the first instrument you learnt to play?
Tornike from Georgia
Dido replies: The first one was the recorder. That was when I was about 4. Then I started playing the violin and piano when I was about 9. I absolutely loved the recorder as a kid, though. I would carry it around everywhere, playing all the time. The recorder I play on Grafton Street is the same one I had when I was a child.

The songs that you write have to do with your real life. But do you really not believe in love?
Felipe Alcaíno Saldías
Dido replies: I absolutely believe in love! That's what the song is about. How life is better with love.

What's your favourite time of the day? :-) I'm a big fan of, um, 9.27pm.
Kit, Lisbon
Dido replies: That's the sort of question I love and the sort I ask people. :-) Basically it's different in different cities. About 6am in Los Angeles when the air is clear and the sky is totally beautiful, and in London I wake up every day (without fail) at 7.20am. Even if I go to bed at 5am! It turns out that was the time of day I was born. I wonder whether that has anything to do with it? I just love watching the sun rise.

(Source)